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Les excuses qu’on se raconte

Découvre une mindmap claire et pédagogique sur “les excuses qu’on se raconte” et apprends à repérer ce qui se cache derrière les phrases comme “pas le temps”, “pas prêt”, “pas assez bon” ou “quand j’aurai…”. Chaque branche explique simplement pourquoi ces excuses apparaissent, comment les reconnaître, et surtout comment les transformer en décisions concrètes et en petites actions réalistes. Idéale pour lutter contre la procrastination, retrouver de l’élan et avancer sans pression, cette carte mentale te guide pas à pas avec des exemples accessibles et des alternatives prêtes à utiliser.

Par Cyril
Publie : 08 janv. 2026

Apercu du plan

Version textuelle indexable de la carte mentale.

  • Note

    On se raconte des excuses quand on veut éviter une action… tout en se donnant une “bonne raison”.

    Cette mindmap t’aide à :

    • repérer la phrase exacte que ton cerveau utilise,
    • comprendre ce qu’elle protège (peur, fatigue, besoin de contrôle),
    • la remplacer par une alternative simple et concrète.

    Règle d’or :

    • Une raison décrit un obstacle précis et ouvre une solution.
    • Une excuse ferme la porte et renvoie à plus tard.
    • Note

      Quand le temps devient un paravent. Ici, on transforme « pas le temps » en décisions claires et petites actions.

      • Note

        Dire « pas le temps » décrit rarement l’horloge. Ça décrit un choix (même inconscient) : tu mets autre chose avant.

        Ça peut cacher :

        • Priorité : autre chose passe avant, même si tu n’oses pas le dire.
        • Énergie : tu es vidé·e, donc chaque tâche paraît énorme.
        • Évitement : tu redoutes une émotion (peur d’échouer, d’être jugé·e, de décevoir).
        • Flou : tu ne sais pas par où commencer, alors tu repousses.
      • Note

        Quelques variantes très courantes :

        • « Je suis débordé·e »
        • « Je m’y mets dès que j’ai une minute »
        • « Cette semaine, c’est impossible »
        • « Je suis trop fatigué·e pour ça »

        Astuce : note la phrase exacte que tu dis. C’est souvent elle qui déclenche le report.

      • Note

        Pour savoir si c’est un vrai manque de temps ou une excuse, réponds :

        1. Si c’était vital, est-ce que je trouverais 15 minutes aujourd’hui ?
        2. Qu’est-ce que je fais à la place (scroll, séries, petites tâches “faciles”) ?
        3. Quel est le tout premier geste qui ferait avancer, même minuscule ?

        Si tu trouves une réponse à (1) ou (3), le problème n’est pas “le temps”, c’est la forme de l’action.

      • Note

        Remplace la phrase vague par une phrase honnête et utile :

        • Au lieu de « Je n’ai pas le temps » → « Ce n’est pas ma priorité aujourd’hui. » Puis ajoute une sortie :
        • « Je peux y consacrer 10 minutes maintenant. » ou
        • « Je le planifie jeudi à 18h. »

        Tu reprends le contrôle au lieu de flotter dans le flou.

      • Note

        Mode d’emploi très concret :

        1. Ouvre ton agenda (ou une note).
        2. Choisis un créneau de 10 minutes aujourd’hui (pas “un jour”).
        3. Écris ce que tu feras exactement : « ouvrir le doc », « envoyer 1 message », « faire la liste ».
        4. Lance un minuteur. Quand il sonne, tu t’arrêtes.

        But : prouver à ton cerveau que l’action peut tenir dans un petit cadre.

      • Note

        Parfois c’est vrai : maladie, urgence, surcharge non négociable.

        Dans ce cas, l’anti-excuse, c’est :

        • Nommer la contrainte : « je dois gérer X jusqu’à vendredi ».
        • Réduire l’engagement : « je fais juste Y (5 minutes) » ou « je fixe une date ».
        • Prévenir si quelqu’un t’attend : « je reviens vers toi le 12/01 ».

        Tu passes de “je fuis” à “je gère”.

    • Note

      Quand « pas prêt » signifie souvent : trop flou, trop grand, ou trop risqué. Ici, on le transforme en préparation minimale et réversible.

      • Note

        On confond souvent « être prêt » avec « se sentir totalement confiant·e ».

        Au début d’un projet, c’est normal de :

        • ne pas savoir tout,
        • douter,
        • apprendre en avançant.

        Attendre une sensation de confort total peut repousser l’action indéfiniment.

      • Note

        « Je ne suis pas prêt·e » devient utile quand tu le traduis en manque concret. Choisis la catégorie qui correspond le mieux, puis fais la mini-action associée :

        • Note

          Tu n’as pas les informations nécessaires. Exemples : tu ne sais pas à qui écrire, quelles étapes suivre, quel prix viser.

          Action simple :

          1. Écris 3 questions précises.
          2. Cherche uniquement ces réponses (pas “tout apprendre”).
          3. Reviens ensuite à une mini-action.
        • Note

          Tu as peur de mal faire parce que tu ne maîtrises pas encore.

          Action simple :

          • Choisis une micro-compétence (ex : faire un plan, écrire un titre, enregistrer 30 secondes).
          • Entraîne-la 10 minutes. Pas plus. Juste une répétition.
        • Note

          Tu penses qu’il te manque un logiciel, un modèle, un micro…

          Action simple :

          • Demande-toi : « Avec ce que j’ai déjà, quelle version 1 est possible ? »
          • L’objectif : une version utilisable, pas une version parfaite.
        • Note

          Tu attends que quelqu’un valide (chef, client, partenaire) ou que tout soit aligné.

          Action simple :

          • Prépare un message clair :
            1. ce que tu proposes,
            2. ce dont tu as besoin (validation, info, budget),
            3. une date de réponse.
          • Envoie-le. Tu transformes l’attente en demande concrète.
        • Note

          Tu n’es pas “prêt·e” parce que tu es épuisé·e.

          Action simple :

          • Choisis une action “zéro courage” (ranger, lister, préparer).
          • Ou décide explicitement de te reposer, sans culpabilité, puis fixe une reprise (date/heure).
      • Note

        Définition simple : le niveau de préparation juste suffisant pour démarrer sans te piéger.

        Comment le trouver :

        1. Écris l’objectif en 1 phrase.
        2. Liste 5 éléments que tu crois nécessaires.
        3. Barre tout ce qui n’est pas indispensable pour une première tentative.
        4. Garde 1 à 2 éléments maximum.

        Exemple : au lieu de « lancer un site parfait » → « publier une page simple avec une phrase + un bouton ».

      • Note

        Un prototype, c’est une version test faite pour apprendre, pas pour impressionner.

        Méthode :

        • fais une version en 30 minutes,
        • montre-la à 1 personne,
        • demande ce qui est confus,
        • améliore seulement 1 point.

        Tu remplaces l’idée de “prêt” par des retours réels.

      • Note

        Si tu crains le “point de non-retour”, rends l’action réversible.

        Exemples :

        • publier en brouillon ou non listé,
        • tester avec un petit groupe,
        • te donner une règle : « j’essaie 7 jours puis j’évalue ».

        Ton cerveau se détend quand il sait que tu peux ajuster.

      • Note

        Au lieu de « Je ne suis pas prêt·e » → dis-toi :

        « Je ne suis pas prêt·e pour la version finale. Je peux faire une version test de 10 minutes. »

        Ensuite, écris la première action en 3 mots : « ouvrir le doc », « écrire 3 points », « envoyer 1 message ».

    • Note

      Quand l’exigence devient une cage. Ici, on clarifie les critères et on remplace « parfait » par « progression ».

      • Note

        Quand on dit « pas assez bon », on oublie de préciser pour quoi.

        Fais ce pas simple :

        1. Pour qui est ce travail ? (toi, client, public)
        2. À quoi doit-il servir ? (informer, vendre, aider)
        3. Quel est le minimum acceptable ? (ex : “clair” et “compréhensible”)

        Sans critère, ton cerveau invente un idéal impossible.

      • Note

        On se compare souvent à des gens qui :

        • ont plus d’expérience,
        • montrent surtout leur meilleur résultat,
        • ont parfois une équipe derrière eux.

        Recentrage simple :

        • compare-toi à toi il y a 1 mois, ou
        • vise une progression : “un peu mieux qu’hier”, pas “au niveau des meilleurs”.
      • Note

        Le perfectionnisme, ce n’est pas aimer la qualité. C’est déplacer la règle quand tu approches.

        Signes :

        • tu retouches sans fin des détails,
        • tu repousses la sortie “pour encore améliorer”,
        • tu as honte d’une version imparfaite.

        Antidote : fixer une définition de fini (ex : “30 minutes, puis j’envoie”).

      • Note

        Une version 1 n’est pas un verdict sur toi. C’est un point de départ.

        Étapes simples :

        1. Fais une version 1 rapide (objectif : exister).
        2. Demande 1 retour concret (“qu’est-ce qui n’est pas clair ?”).
        3. Améliore 1 chose.
        4. Recommence.

        La répétition crée la qualité. L’attente ne crée rien.

      • Note

        Un bon retour n’est pas « j’aime / j’aime pas ». C’est une info actionnable.

        Questions utiles :

        • « Qu’as-tu compris en 10 secondes ? »
        • « Qu’est-ce qui est flou ? »
        • « Qu’est-ce qui te ferait agir ? »

        Tu transformes la peur du jugement en données pour améliorer.

      • Note

        Au lieu de « Je ne suis pas assez bon » → dis-toi :

        « Je suis en train de devenir meilleur. Je publie une version simple et j’apprends. »

        Puis choisis une limite : “je m’arrête quand c’est clair, pas quand c’est parfait”.

    • Note

      Les phrases « une fois que… » repoussent l’action derrière une condition. Ici, on remplace la condition par un test daté.

      • Note

        « Quand j’aurai X, je ferai Y » paraît logique… mais peut créer une attente sans fin.

        Pourquoi ?

        • Quand tu as X, tu demandes souvent un nouveau X (encore plus de temps, de certitude, de moyens).
        • Tu restes au départ, parce que la condition bouge.

        Ce n’est pas une faute : c’est une façon de se protéger.

      • Note

        Voici des “X” très fréquents. Pour chacun, on peut trouver une action possible avant de l’avoir :

        • Note

          Souvent, “plus de temps” n’arrive pas tout seul : il se fabrique en réduisant la taille de l’action.

          Question utile : « Quelle partie je peux faire en 10 minutes ? »

        • Note

          L’argent arrive parfois après un premier résultat.

          Question utile : « Quel petit résultat peut créer de la valeur (et donc du budget) ? »

        • Note

          La motivation vient souvent après avoir commencé.

          Question utile : « Quelle action est assez petite pour la faire même sans motivation ? »

        • Note

          Attendre l’outil parfait peut servir à éviter l’essai imparfait.

          Question utile : « Quelle version 1 est possible avec ce que j’ai déjà ? »

        • Note

          La confiance se construit avec des preuves : de petites réussites répétées.

          Question utile : « Quel mini-engagement je peux tenir aujourd’hui ? »

      • Note

        Exemples d’actions qui n’attendent pas les conditions parfaites :

        • écrire une page de plan,
        • lister 5 idées,
        • contacter 1 personne,
        • créer une version test,
        • réserver un créneau dans l’agenda.

        But : construire des briques, pas un château d’un coup.

      • Note

        Transformation :

        • « Quand j’aurai X » → « Je teste Y le (date) ».

        Mode d’emploi :

        1. Choisis une date proche (dans 48 h).
        2. Définis une action observable (quelqu’un pourrait la voir).
        3. Ajoute une durée (10 à 30 minutes).

        Tu passes d’un futur flou à un rendez-vous concret.

      • Note

        Souvent, X est justement le produit de Y :

        • tu gagnes des infos en essayant,
        • tu gagnes de la confiance en finissant,
        • tu gagnes du temps en simplifiant,
        • tu gagnes des ressources en montrant un début.

        Avancer crée des leviers que l’attente n’offre pas.

      • Note

        Au lieu de « Quand j’aurai… » → dis-toi :

        « Je n’ai pas encore X. Je peux quand même faire Y en version test aujourd’hui. »

        Puis écris Y en une phrase très précise.

    • Note

      Quand l’excuse met un costume de logique. Ici, on distingue raison utile et rationalisation, puis on revient à des tests simples.

      • Note

        Quand une excuse se veut “rationnelle”, ton cerveau cherche des arguments qui sonnent sérieux.

        C’est une protection :

        • contre la gêne,
        • contre l’erreur,
        • contre la critique.

        Comme un avocat intérieur : il ne plaide pas toujours la vérité, il plaide la sécurité.

      • Note

        Pour trancher, utilise ces critères :

        1. Est-ce que ça décrit un obstacle précis (pas juste une impression) ?
        2. Est-ce que ça débouche sur une prochaine action ?
        3. Est-ce que ça peut être testé en petit, rapidement ?
        4. Est-ce que je serais satisfait·e de cette explication si un ami me la donnait ?

        Si tu réponds “non” plusieurs fois, tu es probablement dans l’excuse.

      • Note

        Exemples de phrases très “logiques” qui cachent souvent un évitement :

        • « Je dois encore mieux définir la stratégie »
        • « Ce n’est pas le bon moment »
        • « Je vais d’abord apprendre davantage »
        • « Je veux être sûr·e à 100 % »

        Elles ne sont pas forcément fausses. Le problème, c’est quand elles ne mènent à aucune action.

      • Note

        L’analyse devient une excuse quand elle n’a pas de sortie.

        Signe clair : tu accumules des infos, mais tu ne prends pas de décision.

        Sortie simple :

        • fixe un temps maximum (ex : 30 minutes),
        • puis choisis une option “assez bonne” pour tester.
      • Note

        Vouloir être sûr·e avant d’agir est humain… mais la certitude totale n’existe pas.

        Règle pratique : remplace “être sûr·e” par “réduire le risque”.

        Comment :

        • faire une action petite qui donne un retour réel (un message, une maquette, un essai).
      • Note

        Un test réversible, c’est une action dont tu peux revenir en arrière sans dégâts.

        Recette :

        1. Formule une hypothèse : « Si je fais X, alors Y ».
        2. Choisis un test de 10 à 60 minutes.
        3. Définis un résultat observable (ex : “j’ai 3 réponses”).
        4. Fais le test, puis décide : continuer, ajuster, ou arrêter.

        Tu remplaces le débat intérieur par de l’expérience.

      • Note

        Une “bonne raison” oublie souvent un coût : celui de l’inaction.

        Calcul simple :

        • Si je ne fais rien pendant 30 jours, qu’est-ce que je perds ? (temps, opportunité, confiance)
        • Qu’est-ce qui devient plus difficile ?

        Voir ce coût rend l’action plus logique que le report.

      • Note

        Au lieu de « C’est rationnel de ne pas y aller » → dis-toi :

        « Je n’ai pas besoin d’avoir raison. J’ai besoin d’apprendre. Je fais un petit test, puis je regarde ce qui se passe. »