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Le guide des conversations difficiles

“Le guide des conversations difficiles”, une mindmap claire et actionnable pour aborder les échanges délicats sans tension inutile. De la préparation au suivi, elle vous guide pas à pas pour structurer vos idées, choisir les bons mots et garder un ton apaisé. Vous apprendrez à décrire un fait de manière neutre, exprimer l’impact concret, poser une demande claire, écouter et reformuler pour éviter les malentendus. Idéale pour le travail comme pour la vie perso, cette mindmap aide à gérer conflits, feedback, limites et désaccords avec méthode et sérénité.

Par Cyril
Publie : 15 janv. 2026

Apercu du plan

Version textuelle indexable de la carte mentale.

  • Note

    Le guide des conversations difficiles

    Une conversation difficile, c’est un échange où :

    • l’enjeu est important (confiance, résultats, relation),
    • et où les émotions peuvent monter.

    Ce guide te donne une méthode simple en 7 étapes pour rester clair, respectueux et efficace.

    Règle d’or

    Clarté + respect : on décrit le fait, on explique l’impact, puis on construit la suite.

    Mini-script (ultra court)

    1. Je veux te parler de ___, ça te va ?
    2. J’ai observé ___.
    3. L’impact, c’est ___.
    4. Comment tu vois ça ?
    5. Est-ce qu’on peut se mettre d’accord sur ___ ?

    Quand utiliser ce guide

    • Feedback délicat
    • Désaccord
    • Limite à poser
    • Conflit
    • Attente non respectée

    Petit rappel

    • On critique un comportement, pas une personne.
    • On cherche une solution, pas un coupable.
    • Note

      Préparer

      Tout ce qui se fait avant rend la discussion plus simple et plus sûre.

      • Note

        Clarifier l’objectif 🎯

        Une conversation difficile n’est pas un concours de “qui a raison”. C’est un moment pour changer quelque chose dans le réel.

        Objectif utile = concret

        • Observable : on peut voir si c’est arrivé ou non.
        • Unique : 1 sujet principal (sinon on se perd).
        • Prochaine étape : quelque chose faisable dès maintenant.

        Question guide : À la fin, qu’est-ce que je veux qu’on ait compris ou décidé ?

        Modèles de phrases

        • Mon but, c’est qu’on trouve une façon de ___ pour ___
        • J’aimerais qu’on clarifie ___ afin de ___
        • Note

          Définir la “réussite”

          Imagine une photo de fin :

          • Qui fait quoi ?
          • Qu’est-ce qui est différent ?
          • Quel accord a été posé ?

          Si tu ne peux pas décrire cette photo en 1 ou 2 phrases, l’objectif est probablement trop flou.

        • Note

          Choisir 1 priorité

          Éviter le “pack de reproches” :

          • Trop de sujets = l’autre se sent attaqué de partout.
          • Garde le sujet le plus important pour cette conversation.
          • Note les autres sujets pour plus tard, dans un endroit calme.
        • Note

          Préparer ta part

          Une conversation marche mieux quand tu peux dire :

          • ce que tu demandes,
          • et ce que toi tu peux ajuster.

          Exemple de format :

          • De mon côté, je peux ___ si toi tu peux ___
      • Note

        Réunir les faits (sans jugement)

        Un fait = quelque chose qu’une caméra pourrait enregistrer. Une interprétation = l’histoire qu’on se raconte à propos du fait.

        Pourquoi c’est important

        • Les jugements (“tu t’en fiches”) déclenchent la défense.
        • Les faits (“le message est resté sans réponse 3 jours”) ouvrent une discussion.

        À préparer

        • 1 à 2 exemples précis (date, contexte, action).
        • Ce que tu as fait/dit de ton côté (si utile).
        • Les éléments vérifiables (mail, message, délai…).

        Phrase de base

        • J’ai observé ___ (factuel). Je veux vérifier avec toi comment tu vois ça.
        • Note

          Test caméra

          Demande-toi :

          • Est-ce qu’un observateur neutre pourrait dire la même chose ?
          • Est-ce que je peux enlever les mots “toujours”, “jamais”, “exprès” ?

          Si non, tu es probablement dans l’interprétation.

        • Note

          Choisir les bons exemples

          • Prends un exemple représentatif (pas un détail rare).
          • Prends un exemple récent (plus facile à se souvenir).
          • Évite la liste interminable : 1 à 2 exemples suffisent.
      • Note

        Se préparer émotionnellement

        Si tu arrives “en feu”, ta bouche peut devenir un lance-flammes. L’objectif est de rester clair.

        3 étapes simples

        1. Nommer : Je me sens ___ (agacé, inquiet, frustré, triste…).
        2. Redescendre : respiration lente, eau, marcher 2 minutes.
        3. Choisir l’intention : comprendre + décider, pas punir.

        Astuce : l’émotion n’est pas l’ennemie. Elle indique que quelque chose compte. Mais elle ne doit pas conduire.

        Mini-phrase (intention)

        • Je te parle de ça parce que notre relation / notre travail compte pour moi.
        • Note

          Respiration 60 secondes

          • Inspire 4 secondes.
          • Expire 6 secondes.
          • Répète 6 fois.

          Ça ralentit le rythme et évite de parler trop vite.

        • Note

          Écrire une phrase “calme”

          Avant la discussion, écris ton ouverture en 1 phrase. Si tu ne peux pas l’écrire sans agressivité, c’est un signal : tu as besoin de redescendre encore un peu.

      • Note

        Choisir le bon contexte (moment + lieu)

        Un bon sujet, au mauvais moment, devient un mauvais souvenir.

        Moment

        • Prévois 15 à 30 minutes.
        • Évite “entre deux portes”.
        • Si possible, évite les moments d’épuisement (fin de journée très chargée).

        Lieu

        • Sujet sensible : endroit discret (pas devant un public).
        • Sujet simple : endroit plus informel possible.

        Phrase utile

        • J’aimerais qu’on prenne 20 minutes au calme. Quand est-ce que ça te va ?
        • Note

          Prévoir une durée

          Annoncer la durée rassure :

          • On en a pour 20 minutes.

          Sans durée, l’autre imagine parfois “une conversation sans fin”.

        • Note

          Éviter les interruptions

          • Téléphones en silencieux si possible.
          • Porte fermée si le sujet est sensible.
          • Si vous êtes interrompus : On reprend où on en était : ___
      • Note

        Anticiper les réactions (sans écrire un film)

        Tu ne peux pas contrôler l’autre, mais tu peux préparer ta stabilité.

        Réactions fréquentes

        • Défense : justification, contre-attaque.
        • Silence : blocage, réflexion, gêne.
        • Colère : voix qui monte, reproches.
        • Tristesse : retrait, larmes, culpabilité.

        Ta boussole

        • Revenir au cadre : comprendre + avancer.
        • Garder des phrases courtes.
        • Poser une pause si besoin.
        • Note

          Kit de phrases calmantes

          • Je ne cherche pas à t’accuser, je veux comprendre.
          • Je parle d’un point précis, pas de ta valeur.
          • Je t’écoute. Aide-moi à voir ta version.
        • Note

          Pause sans dramatique

          • Je sens que ça monte. On fait 2 minutes de pause ?
          • On reprend à ___ (heure) / après ___ (un verre d’eau).
      • Note

        Limites & plan B

        Les limites protègent la discussion (et ta dignité).

        Clarifie ce qui est OK / pas OK

        • OK : désaccord, émotions, questions, silence pour réfléchir.
        • Pas OK : insultes, menaces, humiliation, cris prolongés.

        Si ça dérape

        1. Nommer : Je sens que le ton monte.
        2. Rappeler la règle : Je veux qu’on se parle calmement.
        3. Proposer une pause : On reprend quand ce sera plus posé.
        4. Stopper si nécessaire : Je m’arrête là pour aujourd’hui.

        Plan B possible

        • Reprogrammer.
        • Écrire un récap factuel.
        • Demander un tiers neutre (médiation).
        • Note

          Règle de sécurité

          Si l’un de nous se sent dépassé, on a le droit de demander une pause.

          Ça transforme la pause en outil, pas en fuite.

        • Note

          Tiers neutre

          Utile si :

          • vous tournez en rond,
          • le sujet touche à des règles/sécurité/respect,
          • il y a un gros déséquilibre de pouvoir.

          Phrase possible :

          • On peut demander à ___ de nous aider à clarifier ?
    • Note

      Ouvrir

      Les 2 premières minutes posent l’ambiance : cadre clair, ton calme, et accord pour parler.

      • Note

        Vérifier la disponibilité

        Avant de parler d’un sujet délicat, assure-toi que l’autre a de l’espace mental.

        Pourquoi

        • Si la personne est pressée, son cerveau est en mode “urgence”.
        • En mode urgence, on entend mal et on répond en réflexe.

        Mini-phrases

        • Est-ce que c’est un bon moment pour parler d’un sujet important ?
        • Si ce n’est pas le bon moment, on cale un créneau.
        • Note

          Si la réponse est “non”

          Répondre sans piquer :

          • OK, merci de me le dire. Tu préfères quand ?

          Et propose 2 options (sinon ça traîne) :

          • Aujourd’hui 15h ou demain 10h ?
        • Note

          Si la personne est stressée

          Tu peux réduire la pression :

          • Ça ne va pas être long. Mon intention est d’améliorer quelque chose, pas de te tomber dessus.
      • Note

        Poser le cadre

        Le cadre répond à 3 questions :

        • De quoi parle-t-on ?
        • Pourquoi on en parle ?
        • Comment on en parle ?

        À dire clairement

        • Sujet : en 1 phrase.
        • Intention : améliorer / clarifier / résoudre.
        • Durée : 15–30 minutes.

        Mini-phrase

        • J’aimerais qu’on parle de ___ pour qu’on puisse ___. Ça te va si on prend 20 minutes ?
        • Note

          Éviter le suspense

          Le suspense crée de l’anxiété. Dis le sujet tôt, simplement :

          • Je veux parler de ___
        • Note

          Interdire les attaques (sans faire la police)

          Tu peux poser une règle simple :

          • Je veux qu’on se parle avec respect, même si on n’est pas d’accord.
      • Note

        Créer une sécurité relationnelle

        Sécurité relationnelle = l’autre comprend qu’il peut parler sans être humilié.

        Phrases qui ouvrent

        • Je peux me tromper, c’est pour ça que je veux t’entendre.
        • Tu as le droit d’être en désaccord.
        • On cherche une solution, pas un coupable.

        Pourquoi ça marche

        • Ça baisse la peur d’être jugé.
        • Ça augmente la probabilité d’une réponse honnête.
        • Note

          Dire ce que tu apprécies (vrai)

          Une phrase simple peut détendre :

          • J’apprécie ___, et je veux qu’on garde une bonne collaboration.

          Attention : pas de compliments forcés, juste du vrai.

        • Note

          Autoriser le temps

          • Tu peux prendre quelques secondes pour réfléchir avant de répondre.

          Ça aide surtout les personnes qui se ferment sous pression.

      • Note

        Annoncer la structure (le plan)

        Quand l’autre sait où tu vas, il se défend moins.

        Plan simple en 3 temps

        1. Le fait (observable)
        2. L’impact (effet concret + ressenti)
        3. La suite (demande / accord)

        Mini-phrase

        • Je vais te dire ce que j’ai observé, l’effet que ça a eu, puis je te demanderai ton point de vue.
        • Note

          Promettre l’écoute (et le faire)

          • Après, je veux vraiment entendre ta version.

          Dire ça et ne pas écouter ensuite casse la confiance, donc attention 🙂

        • Note

          Limiter la durée du “monologue”

          Objectif : 30 à 60 secondes pour exposer le fait + l’impact, puis question. Plus longtemps = l’autre décroche ou se braque.

      • Note

        Soigner le ton

        La même phrase, avec un ton différent, peut être reçue comme :

        • une main tendue,
        • ou un marteau.

        Ce qui apaise

        • Phrases courtes.
        • Débit plus lent.
        • Posture ouverte.
        • Zéro ironie.

        Ce qui enflamme

        • Sarcasme.
        • Soupirs.
        • “Tu vois bien que…”
        • Interrompre.
        • Note

          Langage “je”

          Au lieu de :

          • Tu es irresponsable

          Préfère :

          • Je me suis senti inquiet quand ___, parce que ___.
        • Note

          Mots à éviter

          • “toujours”, “jamais”
          • “c’est n’importe quoi”
          • “tu fais exprès”
          • “tout le monde pense que”

          Ils ferment la porte au dialogue.

      • Note

        Obtenir l’accord

        Un “OK” explicite évite de parler à quelqu’un qui s’est déjà fermé.

        Mini-phrases

        • Est-ce que tu es OK pour qu’on en parle maintenant ?
        • Tu préfères qu’on commence par quoi : le fait ou l’objectif ?

        Si l’autre refuse

        • Reprogrammer, sinon le sujet reste une bombe sous le tapis.
        • Note

          Si l’autre refuse

          Répondre sans punir :

          • OK. C’est important pour moi, donc je veux qu’on trouve un moment. Tu préfères quand ?

          Puis propose 2 créneaux.

    • Note

      Dire le fait

      Décrire ce qui est observable. Rien d’implicite, rien de moral. Juste la scène.

      • Note

        Décrire une scène précise (mode caméra)

        Ici, tu racontes ce qui s’est passé, pas ce que ça “signifie”.

        Format simple

        • Quand (moment)
        • Où (contexte)
        • Quoi (action / mots)
        • Résultat immédiat (ce qui s’est produit juste après)

        Exemple de structure

        • Hier, pendant ___, j’ai vu / entendu ___, et ensuite ___

        Astuce : si tu peux mimer la scène, c’est souvent un bon signe (c’est concret).

        • Note

          Être court

          Ton “fait” doit tenir en 1 ou 2 phrases. Si tu pars en roman, tu mélanges probablement faits + interprétations.

        • Note

          Choisir 1 exemple

          • Un exemple précis vaut mieux qu’une généralité.
          • Si le problème est répétitif, tu peux le dire après l’exemple :
            • Et ce n’est pas la première fois, j’ai noté 2 situations similaires.
      • Note

        Rester neutre

        Neutre ne veut pas dire froid. Neutre veut dire : sans accusation.

        Différence

        • Accusation : Tu t’en fiches.
        • Neutre : Je n’ai pas eu de réponse pendant 3 jours.

        Test rapide

        Remplace “tu” par “ce que j’ai observé”. Si la phrase devient plus claire, tu es sur la bonne voie.

        • Note

          Retirer les intentions supposées

          Évite :

          • Tu l’as fait exprès
          • Tu voulais me mettre en difficulté

          Personne n’aime qu’on lui prête des intentions. Si tu as un doute, pose une question plus tard.

        • Note

          Éviter le procès de personnalité

          Évite :

          • Tu es paresseux, tu es toxique

          Préfère :

          • Quand ___ se produit, ça crée ___
      • Note

        Être spécifique

        “Spécifique” = l’autre peut comprendre exactement de quoi tu parles sans deviner.

        Rendre spécifique

        • Ajoute un moment : mardi, la réunion de 14h.
        • Ajoute un élément : le message, le document, la phrase.
        • Ajoute une mesure si possible : 2 fois, 10 minutes, 3 jours.

        Phrase modèle

        • Quand ___ (date/contexte), ___ (action observable).
        • Note

          Éviter “toujours / jamais”

          Ces mots provoquent souvent :

          • C’est faux !

          Préférez :

          • Sur les 3 dernières fois, il s’est passé ___
        • Note

          Nommer le comportement

          Parle de l’action, pas de la personne :

          • interrompre, ne pas répondre, arriver en retard, changer le plan sans prévenir
      • Note

        Vérifier la compréhension

        Après le fait, assure-toi que vous parlez de la même chose.

        Mini-questions

        • Est-ce que tu vois de quelle situation je parle ?
        • Tu le reconnais comme ça, ou tu as une autre lecture des faits ?

        Pourquoi

        Parfois, l’autre n’a pas vécu la scène comme toi (ou a oublié). Clarifier évite la dispute “sur la mémoire”.

        • Note

          Accepter une correction

          Si l’autre corrige un détail, tu peux dire :

          • OK, merci. Restons sur l’essentiel : ___

          Ça montre que tu cherches la vérité, pas la victoire.

      • Note

        Si le problème est répétitif

        Tu peux le mentionner sans “attaque globale”.

        Méthode

        1. Donne un exemple précis.
        2. Ajoute une info de fréquence :
          • Je l’ai observé 3 fois sur le dernier mois.
        3. Reviens à l’objectif :
          • J’aimerais qu’on trouve une façon d’éviter ça.

        Attention

        N’empile pas 12 preuves : tu veux résoudre, pas plaider au tribunal.

        • Note

          Apporter une petite trace (si utile)

          Si vous êtes souvent en désaccord sur les faits :

          • note rapide (date + situation),
          • message / mail (sans brandir comme une arme).

          L’objectif est de clarifier, pas de piéger.

      • Note

        Phrases prêtes à l’emploi (fait)

        Choisis celle qui colle à ton contexte :

        • Quand ___, j’ai observé ___.
        • J’ai remarqué que ___.
        • Dans la situation de ___, il s’est passé ___.
        • Je veux vérifier : est-ce que tu te souviens de ___ ?

        Objectif : être clair et neutre.

    • Note

      Dire l’impact

      Expliquer l’effet concret et le ressenti en “je”. L’autre comprend enfin l’enjeu.

      • Note

        Impact concret (sur le travail / l’organisation)

        L’impact concret, c’est ce que ça change dans la réalité.

        Exemples d’impacts concrets

        • délais qui glissent,
        • erreurs à corriger,
        • temps perdu,
        • décisions prises sans info,
        • clients/usagers moins satisfaits,
        • équipe désorganisée.

        Phrase modèle

        • Quand ___, ça entraîne ___ (effet concret).
        • Note

          Nommer le coût (simplement)

          • Ça me prend 30 minutes de plus.
          • Ça retarde la livraison.
          • Ça oblige à refaire.

          Plus c’est concret, plus c’est compréhensible.

        • Note

          Relier à l’objectif commun

          Exemple de format :

          • Et comme on veut ___ (objectif), ça nous met en difficulté.
      • Note

        Impact émotionnel (ressenti)

        Le ressenti n’est pas un argument “contre” l’autre. C’est une info sur ton état, utile pour comprendre l’enjeu.

        Règle

        • Parler en “je”.
        • Décrire le ressenti + la raison.

        Phrase modèle

        • Je me suis senti ___, parce que ___ (raison concrète).

        Exemple : Je me suis senti inquiet, parce que je ne savais pas si on allait tenir le délai.

        • Note

          Émotions simples (liste)

          Si tu bloques, tu peux choisir dans :

          • inquiet,
          • frustré,
          • agacé,
          • découragé,
          • triste,
          • stressé,
          • perdu.

          Pas besoin de grandes phrases, juste du vrai.

        • Note

          Éviter la culpabilisation

          Évite :

          • Tu me stresses
          • Tu me rends fou

          Préférez :

          • Je me sens stressé quand ___
      • Note

        Dire pourquoi c’est important (priorité)

        Cette étape répond à : Pourquoi on doit s’en occuper ?

        Deux façons

        • Valeur : Pour moi, le respect / la fiabilité / la clarté est important.
        • Conséquence : Sinon, on risque ___

        Phrase modèle

        • C’est important pour moi parce que ___
        • Note

          Rester proportionné

          Si tu sur-dramatises, l’autre se braque. Reste sur le niveau réel de gravité :

          • petit irritant,
          • vrai problème,
          • limite non négociable.
      • Note

        Vérifier l’impact côté “autre”

        Parfois, l’autre subit aussi un impact que tu ne vois pas.

        Questions utiles

        • De ton côté, qu’est-ce que ça a provoqué ?
        • Est-ce que tu vois un impact que je ne vois pas ?

        Pourquoi

        • Ça montre que tu n’es pas en mode “mon impact seulement”.
        • Ça aide à trouver la vraie cause.
      • Note

        Phrases prêtes à l’emploi (impact)

        • L’impact concret, c’est que ___.
        • Ça a pour effet ___.
        • De mon côté, je me suis senti ___, parce que ___.
        • C’est important pour moi parce que ___.

        Objectif : rendre l’enjeu compréhensible, pas “accabler”.

      • Note

        Erreur fréquente : sauter l’impact

        Si tu dis seulement le fait, l’autre peut penser :

        • OK… et alors ?

        Si tu dis seulement l’impact (sans fait), l’autre peut penser :

        • Tu inventes / tu dramatises

        Le duo gagnant :

        • Fait clairImpact clair
    • Note

      Demander

      Après fait + impact, on passe à l’action : écouter, comprendre, puis construire une demande claire.

      • Note

        Poser une question ouverte

        Une question ouverte invite l’autre à expliquer (pas juste “oui/non”).

        Exemples

        • Comment tu vois la situation ?
        • Qu’est-ce qui s’est passé de ton côté ?
        • Qu’est-ce qui a rendu ça difficile ?

        Pourquoi

        • Tu récupères des infos.
        • Tu diminues la défense (l’autre a une place).
        • Note

          Éviter la fausse question

          Une fausse question ressemble à une question, mais c’est un reproche déguisé :

          • Pourquoi tu fais toujours ça ?

          Préférez :

          • Qu’est-ce qui t’a conduit à faire ça cette fois ?
      • Note

        Écouter et reformuler (preuve d’écoute)

        Reformuler = redire avec tes mots pour vérifier que tu as compris.

        Format

        • Si je comprends bien, tu dis que ___, parce que ___ ?

        Pourquoi

        • L’autre se sent entendu.
        • Tu évites de répondre à côté.
        • Tu clarifies les malentendus.
        • Note

          Technique des 3 niveaux

          1. Faits : Tu décris ___
          2. Raisons : Ta raison, c’est ___
          3. Besoin : Tu aurais besoin de ___

          Ça rend l’échange beaucoup plus clair.

        • Note

          Valider sans être d’accord

          Valider = reconnaître l’expérience, pas approuver.

          • Je comprends que tu l’aies vécu comme ça.
          • Je vois pourquoi tu as pensé ça.
      • Note

        Explorer la cause (le “pourquoi” utile)

        Si vous ne comprenez pas la cause, vous allez répéter le même problème.

        Questions utiles

        • Qu’est-ce qui a bloqué ?
        • Qu’est-ce qui t’a manqué ? (info, temps, outil, priorité…)
        • Qu’est-ce qui aurait aidé ?

        But

        Trouver le levier : information, organisation, compétence, règle, priorités, communication.

        • Note

          Distinguer obstacle vs choix

          • Obstacle : la personne voulait mais n’a pas pu (manque d’info/temps).
          • Choix : la personne a priorisé autre chose.

          Les solutions ne sont pas les mêmes.

        • Note

          Chercher la part “système”

          Parfois, le problème vient de l’organisation :

          • consignes floues,
          • planning impossible,
          • trop de tâches,
          • outils mal adaptés.

          L’objectif : corriger la cause, pas seulement gronder.

      • Note

        Formuler une demande claire (pas un vague souhait)

        Une demande claire décrit un comportement concret.

        Différence

        • Vague : Fais un effort.
        • Clair : Quand tu vois un risque de retard, préviens-moi dès que possible.

        Méthode simple : “Qui fait quoi, quand”

        • Qui : toi / moi / nous
        • Quoi : action précise
        • Quand : moment ou délai

        Phrase modèle

        • Est-ce que tu peux ___ d’ici ___ ?
        • Note

          SMART (version simple)

          Une demande “SMART” veut dire :

          • Spécifique : action précise
          • Mesurable : on peut vérifier
          • Accessible : possible en vrai
          • Réaliste : adapté au contexte
          • Temporel : un délai / moment

          Tu n’es pas obligé de cocher tout, mais ça aide beaucoup.

        • Note

          Demande + raison

          Ajouter une raison (courte) augmente l’acceptation :

          • … parce que ça évite ___
      • Note

        Co-construire une solution (deux cerveaux, une sortie)

        La meilleure solution est souvent un petit accord réaliste, pas une grande promesse.

        Étapes

        1. Proposer 1 option simple.
        2. Demander l’avis de l’autre.
        3. Ajuster ensemble.

        Questions utiles

        • Qu’est-ce qui te semblerait faisable ?
        • Quelle option te paraît la plus simple ?
        • Note

          Proposer 2 options

          Donner 2 options évite le blocage :

          • option A (plus simple),
          • option B (plus ambitieuse).

          Et vous choisissez ensemble.

        • Note

          Prévoir un garde-fou

          • Si tu vois que ça dérape, tu me préviens à l’avance.
          • Si je ne réponds pas sous 24h, relance-moi.

          Un bon plan inclut ce qu’on fait quand ça coince.

      • Note

        Vérifier l’accord (pas juste un “oui” poli)

        Un accord clair se voit et s’entend.

        Questions

        • Est-ce que ça te va comme ça ?
        • Sur une échelle de 1 à 10, tu es à combien ?
        • Qu’est-ce qui ferait passer de 6 à 8 ?

        Pourquoi l’échelle marche

        Elle permet à l’autre de dire “je ne suis pas vraiment d’accord” sans conflit direct.

        • Note

          Si l’accord est faible

          Si l’autre dit 4/10 :

          • explore : Qu’est-ce qui bloque ?
          • adapte : réduire l’effort, clarifier, déplacer le délai.
      • Note

        Si désaccord ou refus

        Refus ne veut pas dire “fin”. Ça veut dire : il manque quelque chose.

        Étapes

        1. Clarifier le refus : Qu’est-ce qui te fait dire non ?
        2. Chercher une alternative.
        3. Poser une limite si nécessaire.

        Phrase utile

        • Je respecte ton point de vue. Pour moi, ce point est important, donc il faut qu’on trouve une solution.
        • Note

          Revenir au fait + impact

          Si ça part en débat abstrait :

          • Revenons à ce qui s’est passé : ___
          • Et à l’impact : ___

          Ça recentre.

        • Note

          Décider d’une suite

          Options :

          • reprogrammer avec plus de temps,
          • demander un tiers neutre,
          • formaliser une règle simple.

          L’important : ne pas laisser “flotter”.

    • Note

      Clôturer

      Résumer, décider, programmer le suivi, et terminer avec respect.

      • Note

        Résumer en 30 secondes

        Résumer = verrouiller la compréhension commune.

        Format

        • On s’est dit que ___ (fait/constat).
        • L’impact principal, c’était ___.
        • Et on fait ___ (plan).

        Si l’autre corrige ton résumé, c’est une info précieuse : vous n’êtes pas alignés.

        • Note

          Demander validation

          • Est-ce que tu es d’accord avec ce résumé ?
          • Est-ce que j’ai oublié quelque chose d’important ?
      • Note

        Fixer “qui fait quoi, quand”

        Un accord utile est actionnable.

        Checklist

        • Qui fait l’action ?
        • Quelle action exacte ?
        • Pour quand ?
        • Comment on se prévient si ça coince ?

        Phrase modèle

        • Donc tu fais ___ d’ici ___. Et si ça bloque, tu me préviens avant ___.
        • Note

          Noter une action côté toi

          Ajouter ta part rend l’accord plus équilibré :

          • De mon côté, je m’engage à ___
        • Note

          Rendre l’action petite

          Une action trop grande finit souvent… en rien. Préférez :

          • une action simple maintenant,
          • puis un ajustement plus tard si besoin.
      • Note

        Programmer le suivi

        Sans suivi, la plupart des conversations s’évaporent.

        Décider maintenant

        • Date / moment du point.
        • Format : 5 minutes, message, mini-réunion.
        • Ce que vous regarderez : signe de progrès.

        Phrase modèle

        • On se fait un point vendredi 10 minutes pour voir si ça marche ?
      • Note

        Terminer avec respect

        On peut parler d’un problème sans casser la relation.

        Phrases possibles

        • Merci d’avoir pris le temps d’en parler.
        • Je suis content qu’on ait clarifié ça.
        • Je sais que ce n’est pas facile, merci de l’avoir abordé.

        L’objectif : laisser l’autre avec une sensation de clarté, pas de honte.

      • Note

        Si pas d’accord (clôture quand même)

        Parfois, on ne résout pas tout. Mais on peut décider d’une suite.

        Options

        • Reprendre plus tard avec un cadre plus clair.
        • Apporter des infos manquantes.
        • Faire intervenir un tiers neutre.

        Phrase modèle

        • On n’est pas alignés aujourd’hui. Je propose qu’on ___ (suite) pour avancer.
        • Note

          Éviter la menace

          Menacer ferme la porte. Préférez une limite claire :

          • Pour que ça fonctionne, j’ai besoin de ___
      • Note

        Rituel “bonne fin”

        Une mini-question qui améliore beaucoup les fins :

        • Est-ce qu’il y a quelque chose que tu veux ajouter avant qu’on se quitte ?

        Ça donne une dernière chance de dire un point important sans explosion plus tard.

    • Note

      Suivi

      Faire tenir l’accord dans le temps : récap, observation, renforcement, ajustements.

      • Note

        Envoyer un récap écrit

        Le récap écrit évite les “on n’avait pas dit ça”.

        Format (court)

        • Constat (1 phrase)
        • Accord (qui/quoi/quand)
        • Date de suivi

        Exemple de structure

        • Récap : on a convenu que ___ ; tu fais ___ d’ici ___ ; je fais ___ ; point le ___.

        Le récap doit être neutre et utile, pas accusateur.

        • Note

          Choisir le bon canal

          • Travail : mail / outil interne / message pro.
          • Perso : message simple.

          L’objectif : que ce soit retrouvable.

      • Note

        Observer sans traquer

        Suivre = vérifier les signes de progrès, pas surveiller la personne.

        Comment faire

        • Regarder un indicateur simple (délai, fréquence, qualité…).
        • Noter 1 ou 2 observations.
        • Revenir au fait (comme dans la conversation), sans jugement.

        Phrase modèle

        • Depuis notre discussion, j’ai observé ___.
        • Note

          Choisir 1 indicateur

          Exemple :

          • “être prévenu avant le retard”
          • “réponse sous 24h”
          • “préparer un point écrit avant réunion”

          Un seul indicateur = plus clair.

      • Note

        Renforcer les progrès

        Si ça s’améliore, il faut le dire. Sinon, l’effort paraît invisible.

        Pourquoi

        • Renforcer = rendre le comportement plus probable.
        • Ça protège la relation.

        Phrase modèle

        • J’ai remarqué que ___. Merci, ça aide vraiment parce que ___.
        • Note

          Être précis

          Évite :

          • Bravo

          Préférez :

          • Merci d’avoir prévenu dès mardi, ça nous a permis d’ajuster.
      • Note

        Si ça ne change pas (reprendre sans explosion)

        Quand il n’y a pas d’amélioration, on revient au processus.

        Étapes

        1. Redire le fait récent.
        2. Rappeler l’accord.
        3. Demander ce qui bloque.
        4. Ajuster ou poser une limite.

        Phrase modèle

        • On avait convenu de ___. Je vois que ___ s’est reproduit. Qu’est-ce qui bloque ?
        • Note

          Chercher l’obstacle réel

          Parfois, la demande est trop grande ou le contexte a changé. Question :

          • Qu’est-ce qui rend ça difficile en ce moment ?
        • Note

          Rendre l’accord plus petit

          Exemple :

          • au lieu de “toujours répondre vite”,
          • passer à “accuser réception sous 24h”.

          Un petit progrès stable vaut mieux qu’un idéal impossible.

      • Note

        Ajuster le système (prévenir la rechute)

        Si le problème revient, ce n’est pas toujours “la personne”. Ça peut être le système.

        Exemples d’ajustements

        • clarifier qui décide quoi,
        • ajouter un point hebdo,
        • utiliser une checklist,
        • simplifier un process,
        • poser une règle de communication.

        Phrase utile

        • Qu’est-ce qu’on peut changer dans notre façon de faire pour que ça soit plus simple ?
        • Note

          Créer une règle simple

          Une règle claire évite les malentendus. Exemple de format :

          • Si ___, alors ___

          Exemple générique :

          • Si on prévoit un retard, alors on prévient dès qu’on le sait.
        • Note

          Ajouter une checklist

          Une checklist transforme un “souhait” en routine. Exemple :

          • Avant d’envoyer : objectif, deadline, prochaine action.
      • Note

        Quand escalader (sans dramatiser)

        Escalader = demander de l’aide au bon moment, pas attendre l’explosion.

        Signes

        • le sujet touche au respect/sécurité,
        • promesses répétées sans changement,
        • conflit qui s’aggrave,
        • impact important sur le travail/la santé.

        Options

        • médiation / tiers neutre,
        • manager / cadre,
        • documentation factuelle.

        Escalader ne veut pas dire punir. Ça veut dire protéger le cadre.