Erreurs de communication qui ruinent tout
Mindmap « Les erreurs de communication qui ruinent tout » : un guide clair et pédagogique pour éviter les malentendus, les tensions et les conflits inutiles. Elle décrypte 7 pièges fréquents (flou, implicite, sarcasme, timing, ton, choix des canaux et réparations) et explique, étape par étape, pourquoi ces erreurs apparaissent et comment les corriger. Chaque branche propose des méthodes simples, des réflexes concrets et des phrases modèles prêtes à réutiliser pour mieux se faire comprendre, mieux écouter et désamorcer les situations délicates. Idéale pour le travail, les études et la vie quotidienne.
Apercu du plan
Version textuelle indexable de la carte mentale.
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Note
Plan de lecture (rapide)
- Chaque branche décrit une erreur qui abîme la compréhension ou la relation.
- Les sous-nœuds expliquent : ce qui se passe, pourquoi ça dégénère, et quoi dire/faire à la place.
- Les formulations proposées sont des phrases prêtes à copier-coller, puis à adapter.
- Objectif : éviter les malentendus, réduire les tensions, et savoir réparer quand c’est déjà parti.
Mode d’emploi
- Si tu es pressé : lis les nœuds qui contiennent des phrases modèles.
- Si tu es en conflit : commence par Timing, Ton, puis Réparations.
- Si tu écris beaucoup : Canaux + Sarcasme te feront gagner des jours de friction.
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Note
Le flou crée des conversations qui tournent en rond : chacun imagine une version différente de la même demande.
Résultat : retards, frustrations, reproches, et le classique « on s’était mal compris ».
Objectif : rendre tes messages simples, vérifiables et actionnables.
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Note
Quand le but n’est pas explicite, l’autre ne sait pas quoi prioriser : répondre, agir, décider ?
Le message devient une discussion infinie au lieu d’un pas vers un résultat.
Objectif : transformer « on en parle » en une demande précise.
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Note
Dis ce que tu veux obtenir, avec des mots simples.
Phrase modèle :
« À la fin, je veux que nous ayons… (décision / plan / document) »
Astuce : si tu ne peux pas finir la phrase, le but n’est pas clair.
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Note
Explique le pourquoi en une phrase : l’autre comprend l’enjeu et fait de meilleurs choix.
Phrase modèle :
« C’est important parce que… (impact concret : délai, usager, client, équipe) »
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Note
Décris le critère de réussite : comment saura-t-on que c’est bon ?
Phrase modèle :
« C’est terminé quand… (3 points vérifiables) »
Structure utile :
- Format
- Contenu
- Date
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Note
Les mots vagues laissent place à l’interprétation.
Deux personnes peuvent être de bonne foi et pourtant ne pas parler de la même chose.
Objectif : remplacer le flou par du concret.
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Note
Remplace les adjectifs flous par des éléments mesurables ou observables.
Exemples :
- Au lieu de « rapide » :
30 minutes - Au lieu de « court » :
5 lignes - Au lieu de « mieux » :
sans faute + plus lisible
- Au lieu de « rapide » :
-
Note
Si tu ne peux pas mesurer, donne une échelle avec repères.
Phrase modèle :
« Niveau attendu : minimum / correct / excellent, et voilà ce que ça veut dire… »
Ça évite que chacun imagine son propre standard.
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Note
Certains mots créent des disputes : « assez », « normalement », « bientôt », « si possible ».
Remplacement utile : une date, une heure, ou une condition claire.
Phrase modèle :
« Si X arrive, alors on fait Y. Sinon, on fait Z. »
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Note
Quand les rôles ne sont pas clairs, deux choses arrivent souvent :
- Personne ne le fait.
- Deux personnes le font différemment.
Objectif : une responsabilité lisible et un chemin d’action simple.
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Note
Même si plusieurs personnes participent, une personne doit porter la balle.
Phrase modèle :
« Responsable : Prénom. Contributeurs : … »
Un responsable ne fait pas tout : il garantit que c’est fait.
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Note
Un gros sujet flou devient clair quand il est découpé en tâches simples.
Méthode : 3 à 5 étapes max, chacune avec un verbe d’action.
Exemples de verbes :
- Récolter
- Trier
- Proposer
- Valider
- Envoyer
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Note
Une tâche sans date se transforme en attente.
Phrase modèle :
« Étape 1 avant mardi ; étape 2 après réception de… »
Indique ce qui bloque et ce qui peut avancer.
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Note
Quand il manque des infos de base, l’autre doit deviner ou revient avec 10 questions.
Objectif : donner le minimum vital pour agir sans te solliciter à chaque minute.
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Note
Ajoute 3 éléments :
- D’où on part
- Où on veut aller
- Pourquoi c’est demandé
Phrase modèle :
« Contexte : … / But : … / Enjeu : … »
Même une ligne par point change tout.
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Note
Les contraintes sont les règles du jeu : budget, délai, format, outils, validation.
Phrase modèle :
« Contraintes :
-
- …
-
- …
-
- … »
Sans ça, l’autre risque de produire quelque chose d’inutilisable.
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Note
Si tu veux un résultat, donne l’accès aux éléments nécessaires : lien, fichier, contact, droit d’accès.
Phrase modèle :
« Ressources : lien A, doc B, contact C (rôle) »
Sans ressource, l’autre perd du temps à chercher.
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Note
Le piège : croire que « c’est évident ».
Une vérification courte évite des heures de corrections.
Objectif : s’assurer que vous parlez de la même chose.
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Note
Demande à l’autre de résumer avec ses mots.
Phrase modèle :
« Tu peux me redire en 2 phrases ce que tu as compris, pour être sûr qu’on est alignés ? »
Ce n’est pas un test : c’est une assurance.
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Note
Envoie un mini-récapitulatif :
- Objectif (1 phrase)
- Actions (3 puces)
Ça crée une trace simple et réduit les interprétations.
Astuce : commence par
Résumé : … -
Note
Quand une décision est prise, écris-la clairement.
Format utile :
- Décision : …
- Prochaine étape : …
- Date : …
Sans confirmation, la même discussion revient en boucle.
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Note
L’implicite, c’est compter sur la télépathie : tu gardes des infos dans ta tête et tu attends que l’autre devine.
Quand le contexte manque, l’autre comble les trous avec ses propres hypothèses.
Objectif : rendre visibles les informations invisibles (contexte, critères, attentes).
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Note
Tu connais l’historique, mais l’autre n’a pas le film.
Sans contexte, l’autre répond au mauvais problème.
Objectif : donner juste assez d’histoire pour que la demande ait du sens.
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Note
Dis ce qui existe déjà ou ce qui a été tenté.
Phrase modèle :
« On part de… (situation actuelle) »
Ça évite que l’autre recommence depuis zéro.
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Note
Explique le déclencheur : deadline, incident, opportunité, demande d’un tiers.
Phrase modèle :
« On doit le faire maintenant parce que… »
L’urgence devient compréhensible, pas arbitraire.
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Note
Si tu penses à un document, un exemple ou une règle, partage-le.
Phrase modèle :
« Référence : lien… (à lire 2 minutes) »
Sans référence, l’autre invente ses propres critères.
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Note
Les sous-entendus supposent que l’autre pense comme toi.
Problème : « comme d’habitude » n’a pas la même définition pour tout le monde.
Objectif : dire la demande explicitement.
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Note
Transforme les allusions en phrase d’action.
Phrase modèle :
« Peux-tu faire X pour obtenir Y avant Z ? »
Moins d’allusions, plus d’efficacité.
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Note
Quand tout se mélange, l’autre ne sait pas quoi respecter.
Phrase modèle :
- Obligatoire : …
- Optionnel si possible : …
Ça réduit la pression et améliore la qualité.
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Note
Tu veux un avis, une décision, une exécution, ou juste un accusé de réception ?
Phrase modèle :
« J’ai besoin de : (ton OK / tes questions / ton plan / ton exécution). »
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Note
Si les critères ne sont pas partagés, l’autre peut faire un bon travail… qui ne te convient pas.
Ça crée de l’injustice : l’autre a l’impression d’être évalué sur des règles invisibles.
Objectif : rendre les critères et les priorités visibles.
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Note
Écris ce qui compte vraiment (3 critères suffisent souvent) :
- Exactitude
- Clarté
- Simplicité
- Conformité
- Style
- Délai
Phrase modèle :
« Ce qui compte le plus : 1) … 2) … 3) … »
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Note
Quand tout est important, rien ne l’est.
Phrase modèle :
- Priorité 1 : …
- Priorité 2 : …
- Si on doit choisir, on sacrifie : …
Ça évite les débats de dernière minute.
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Note
Ne dis pas juste « fais-moi un truc » : dis le format.
Phrase modèle :
« Format : 1 page avec titre + 3 sections + conclusion + liens »
Un format clair réduit les retours.
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Note
Parfois le contenu est correct, mais l’émotion cachée pilote la conversation.
Quand l’émotion n’est pas nommée, elle ressort en piques, froideur ou reproches.
Objectif : exprimer le ressenti sans accuser.
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Note
Utilise une phrase courte et personnelle.
Phrase modèle :
« Je me sens… (stressé / inquiet / frustré) à propos de… »
Évite
« tu me fais… »qui sonne comme une accusation. -
Note
Sépare le fait de l’interprétation.
- Fait : « Le message est arrivé après la deadline »
- Interprétation : « Tu t’en fiches »
Les faits permettent de discuter sans se battre.
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Note
Après l’émotion, propose une action.
Phrase modèle :
« J’ai besoin que… (action) pour… (raison) »
Sans demande, l’autre ne sait pas comment aider.
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Note
Ce qui est évident pour toi ne l’est pas forcément pour quelqu’un d’un autre métier, d’une autre équipe, ou nouveau.
Le jargon fait perdre du temps et fait honte à ceux qui n’osent pas demander.
Objectif : parler de manière inclusive et compréhensible.
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Note
Quand tu utilises un sigle, écris-le en toutes lettres une fois.
Ex :
KPI (indicateur de suivi)Une définition d’une ligne suffit.
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Note
Pose-toi la question :
« Qu’est-ce qui manquerait à quelqu’un qui arrive aujourd’hui ? »
Ajoute 2 ou 3 infos, et ton message devient robuste.
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Note
Crée une sécurité : l’autre peut demander sans se sentir nul.
Phrase modèle :
« Si quelque chose n’est pas clair, dis-moi ce que je dois préciser. »
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Note
Le sarcasme ressemble à une blague, mais il pique.
Souvent, il est compris comme du mépris ou une attaque, surtout quand il est écrit.
Objectif : garder l’humour sans blesser (et savoir réparer si ça a piqué).
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Note
Le sarcasme repose sur un double sens.
Problème : si l’autre ne capte pas le second niveau, il prend le message au premier degré.
Objectif : éviter le double sens quand l’enjeu est important.
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Note
Le cerveau lit vite : il retient surtout les mots, pas l’intention.
Si ton message contient une pique, l’autre retient la pique.
Résultat : la relation se dégrade, même si tu « plaisantais ».
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Note
Sans voix ni visage, l’autre ne peut pas vérifier ton intention.
Les emojis n’effacent pas une phrase blessante.
Règle : à l’écrit, préfère la clarté à l’esprit.
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Note
Si tu veux détendre, fais une blague qui ne vise personne.
Idées :
- Auto-dérision légère
- Humour sur la situation (pas sur une personne)
Phrase modèle :
« Je fais une blague, mais le point sérieux c’est… »
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Note
Souvent, le sarcasme sert à exprimer un reproche sans l’assumer.
Mais l’autre entend quand même le reproche, sans possibilité de répondre calmement.
Objectif : remplacer la pique par une demande honnête.
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Note
La personne se sent rabaissée, donc elle se protège :
- Silence
- Distance
- Contre-attaque
Même si le sujet est petit, l’impact émotionnel est grand.
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Note
Une attaque (même déguisée) appelle une défense.
La discussion glisse du problème vers l’ego :
- Qui a tort ?
- Qui est nul ?
- Qui respecte qui ?
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Note
Méthode en 3 morceaux :
- Fait
- Impact
- Demande
Phrase modèle :
« Quand X se produit, ça entraîne Y. Peux-tu faire Z ? »
Moins drôle, beaucoup plus efficace.
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Note
En période de stress, les gens ont moins de patience et plus de sensibilité.
Le sarcasme devient alors une étincelle.
Objectif : choisir l’empathie quand la tension est déjà haute.
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Note
Exemples :
- Deadlines
- Erreurs
- Fatigue
- Conflit en cours
- Public présent
Dans ces moments, une phrase sarcastique est souvent vécue comme une humiliation.
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Note
Phrase modèle :
« Je vois que c’est compliqué. On fait simple : qu’est-ce qui bloque ? »
Tu gardes le focus sur la solution et tu baisses la pression.
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Note
L’humour marche quand la sécurité est déjà là.
Règle : d’abord clarifier et réparer, ensuite seulement détendre.
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Note
Avec une différence de statut (chef, expert, ancien), le sarcasme peut être vécu comme un rappel de pouvoir.
Les autres rient parfois par politesse, puis se taisent.
Objectif : ne pas créer de peur.
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Note
Critiquer en public, même sous forme de blague, laisse une trace émotionnelle.
Si un feedback est nécessaire, fais-le en privé et de manière factuelle.
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Note
Quand les gens craignent d’être ridiculisés, ils posent moins de questions.
Et quand on pose moins de questions, on fait plus d’erreurs.
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Note
Ne fais jamais une blague qui pourrait faire honte à quelqu’un.
Test : si tu hésites, c’est un signal → ne l’envoie pas.
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Note
Tu ne peux pas contrôler l’impact une fois la phrase sortie.
Mais tu peux réparer vite, ce qui évite que la blessure s’installe.
Objectif : reconnaître, clarifier, et rétablir une base de respect.
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Note
Phrase modèle :
« Ma remarque était sarcastique, et ça peut blesser. Je regrette. »
Plus tu attends, plus l’autre rumine.
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Note
Évite : « C’était une blague ».
Préférer :
« Je suis désolé que ça t’ait blessé. Ce n’était pas mon but. »
L’impact compte plus que l’excuse technique.
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Note
Après l’excuse, clarifie le besoin.
Phrase modèle :
« Ce que je veux vraiment, c’est… Peux-tu… ? »
Tu remets la conversation sur des rails.
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Note
Un bon message au mauvais moment devient un mauvais message.
Le timing concerne :
- Le moment (trop tôt / trop tard)
- Le rythme (trop d’infos)
- La température émotionnelle (à chaud)
Objectif : choisir le bon instant et protéger la qualité de l’échange.
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Note
Quand tu réponds sous l’émotion, tu écris souvent plus dur que tu ne le crois.
Le message part, puis il est impossible de le « dé-envoyer ».
Objectif : reprendre le contrôle avant de communiquer.
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Note
Même
60 secondesaident.Mini-protocole :
- Respire
- Bois de l’eau
- Marche 2 minutes
But : réduire l’impulsion et retrouver de la précision.
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Note
Écris ton message en brouillon (ou dans un bloc-notes), puis relis.
Question simple :
« Est-ce que je serais à l’aise si ce message était lu à voix haute ? »
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Note
Une question ouvre, un jugement ferme.
Phrases modèles :
- « Qu’est-ce qui t’a empêché de… ? »
- « De quoi as-tu besoin pour… ? »
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Note
Un message peut être bon, mais tomber au pire instant : réunion, urgence, fatigue, stress.
Dans ces moments, l’autre comprend moins bien et réagit plus fort.
Objectif : choisir un moment où l’attention est disponible.
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Note
Phrase modèle :
« Tu as 5 minutes maintenant, ou tu préfères plus tard ? »
Ça montre du respect et augmente la qualité de la réponse.
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Note
Au lieu de « quand tu peux », propose 2 options.
Phrase modèle :
« Plutôt 14h ou 16h ? »
La décision devient facile.
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Note
Si l’autre est surchargé, réduire le poids aide.
Phrase modèle :
« Si tu n’as pas le temps aujourd’hui, dis-moi quand tu peux, et je m’adapte. »
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Note
Répondre trop vite peut créer des erreurs. Répondre trop tard crée de l’anxiété ou des blocages.
Objectif : donner de la visibilité même quand tu n’as pas la réponse finale.
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Note
Même sans solution, dis que tu as reçu.
Phrase modèle :
« Bien reçu. Je regarde et je reviens vers toi. »
Ça réduit l’incertitude.
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Note
Phrase modèle :
« Je te réponds avant demain 12h. »
Un délai clair est mieux qu’un silence.
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Note
Relancer sans agresser.
Phrase modèle :
« Petit rappel, est-ce que tu as eu le temps de regarder ? Si non, quelle date te convient ? »
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Note
Une avalanche de détails fatigue et augmente les oublis.
Objectif : rendre l’action évidente, même si le sujet est complexe.
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Note
Si tu mélanges 5 sujets, tu obtiens 5 réponses partielles.
Découpe : un sujet principal par message (ou par section).
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Note
Structure efficace :
- Résumé (1 phrase)
- Actions attendues (3 puces max)
- Détails en dessous
Les gens agissent d’abord, lisent ensuite.
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Note
Pour les projets, fixe de petits points réguliers.
Ça évite de découvrir un problème trop tard.
Phrase modèle :
« On se fait un point de 10 minutes mardi ? »
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Note
Une décision tardive ou un changement annoncé à la dernière minute crée du chaos.
Objectif : rendre le futur prévisible pour les autres.
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Note
Même si tout n’est pas certain, préviens.
Phrase modèle :
« Info à date : il est possible que… Je confirme d’ici… »
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Note
Un rappel n’est pas un reproche.
Phrase modèle :
« Rappel : décision attendue jeudi. Est-ce que c’est toujours OK ? »
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Note
Quand c’est fini, dis-le.
Phrase modèle :
« C’est validé. Prochaine étape : … »
Sans clôture, les gens restent en attente.
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Note
Le ton, c’est la musique de tes mots : la même phrase peut rassurer ou agresser.
À l’écrit, le ton est facile à mal interpréter. À l’oral, le non-verbal amplifie tout.
Objectif : rendre ton intention lisible et respectueuse.
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Note
Accuser déclenche la défense.
Même si tu as raison sur le fond, la forme peut rendre toute solution impossible.
Objectif : parler du problème sans attaquer la personne.
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Note
Une phrase en « je » décrit ton vécu, pas un jugement sur l’autre.
Phrase modèle :
« Je suis inquiet parce que… »
Ça baisse le niveau de menace.
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Note
Fait = observable. Interprétation = supposition.
Phrase modèle :
« J’ai constaté… » (fait)
Puis :
« Ça a comme impact… »
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Note
Sans demande, l’autre entend juste une critique.
Phrase modèle :
« Peux-tu… (action) avant… (date) ? »
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Note
Un ton sec peut donner l’impression que tu méprises, même si tu es juste pressé.
Objectif : ajouter un minimum de chaleur sans écrire un roman.
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Note
Une seule phrase suffit.
Exemples :
- « Merci d’avance »
- « Merci pour ton aide »
Ça change la perception du message.
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Note
Bonjour, merci, bonne journée : ces mots créent un cadre humain.
Sans eux, certains messages ressemblent à des ordres.
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Note
« Fais ça »sonne comme une injonction.Préférer :
- « Peux-tu… ? »
- « Est-ce que tu peux… ? »
Même demande, moins de friction.
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Note
Un ton trop familier peut paraître intrusif. Un ton trop formel peut paraître distant.
Objectif : adapter au contexte et à la relation.
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Note
Avec un collègue proche, un ton simple marche.
Avec quelqu’un que tu connais peu, la prudence évite les malentendus.
Règle : quand tu hésites, choisis le ton le plus respectueux.
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Note
Phrases modèles :
- « Tu préfères qu’on se tutoie/vouvoie ? »
- « On échange plutôt par mail ou par chat ? »
Demander évite d’imposer.
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Note
Changer brusquement de ton inquiète.
Si tu dois être plus direct, annonce-le.
Phrase modèle :
« Je vais être très direct pour gagner du temps… »
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Note
À l’écrit, certains signes amplifient l’agressivité :
MAJUSCULES!!!…- messages ultra courts
Objectif : rendre ton texte lisible et neutre.
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Note
Beaucoup de personnes lisent les majuscules comme une hausse de voix.
Si tu veux insister, préfère :
- une puce
- une phrase courte
- une mise en valeur légère (plutôt que crier)
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Note
« !!! »peut sembler impatient ou agressif.Une phrase claire vaut mieux que trois points d’exclamation.
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Note
Si ça sonne dur à l’oral, ça sera dur à l’écrit.
Relis et remplace les formulations qui ressemblent à un reproche.
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Note
Le visage, la posture et le rythme comptent autant que les mots.
Un soupir, un regard, ou une interruption peut ruiner un message pourtant correct.
Objectif : rendre ton non-verbal cohérent avec ton intention.
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Note
Trois gestes simples :
- Regarder
- Laisser finir
- Reformuler
Phrase modèle :
« Si je résume, tu dis que… »
La reformulation réduit les malentendus.
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Note
Un silence court laisse à l’autre le temps de réfléchir.
Remplir les silences peut donner l’impression de dominer la conversation.
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Note
Si tu dis « ce n’est pas grave » avec une voix sèche, l’autre entend l’inverse.
Assure-toi que ta voix, ton visage et tes mots racontent la même histoire.
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Note
Le canal, c’est l’endroit où tu communiques (appel, mail, chat, réunion, commentaire…).
Un mauvais canal transforme un petit sujet en grand problème : pas de trace, trop public, trop dispersé.
Objectif : choisir le bon support selon le sujet.
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Note
Chaque canal a ses forces.
Un mauvais choix crée des erreurs : pas de nuance, pas de trace, ou trop de pression.
Objectif : choisir le canal en fonction du sujet.
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Note
Un sujet complexe nécessite des questions et des clarifications.
Règle simple :
- Complexe = appel/visio/réunion courte
- Puis résumé écrit (trace)
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Note
Feedback, conflit, émotions : évite le message froid.
Préférer : la voix, ou au minimum un message très soigné.
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Note
Décision sans trace = débat qui revient.
Règle : après discussion, envoyer un résumé écrit avec :
- Décision
- Prochaines étapes
- Dates
-
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Note
Mettre quelqu’un en difficulté devant les autres déclenche la honte et la défense.
Objectif : protéger la relation et la dignité, surtout quand il y a un problème.
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Note
Si tu dois corriger ou recadrer, fais-le en privé.
Ensuite seulement, partage en public un résumé neutre si nécessaire.
Ça évite l’humiliation et garde la coopération.
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Note
Ajouter des gens « pour information » peut mettre de la pression et créer de la politique.
Phrase modèle :
« Je mets X en copie car il valide / il exécute / il doit être au courant. »
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Note
Ajouter quelqu’un dans un fil peut être vécu comme une menace.
Phrase modèle :
« Ça te va si j’ajoute X pour accélérer ? »
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Note
Quand l’info est partout, personne ne sait où chercher.
Objectif : créer un point de vérité (source unique) et y renvoyer.
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Note
Choisis un endroit pour le sujet : un fil, un doc, une carte.
Ensuite, renvoie toujours vers cet endroit.
Ça évite les versions contradictoires.
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Note
Un document partagé ou une page unique peut être la référence.
Phrase modèle :
« La source officielle est ici : … »
Les discussions deviennent des commentaires autour de la même base.
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Note
Quand ça discute beaucoup, un résumé évite la fatigue.
Structure :
- Décision
- Actions
- Dates
Ça maintient tout le monde aligné.
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Note
Le chat pousse à répondre vite, parfois sans réfléchir.
Il mélange aussi les sujets et perd la nuance.
Objectif : utiliser le chat sans transformer l’équipe en boule de stress.
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Note
Tout n’est pas urgent.
Phrase modèle :
« Pas urgent, réponds quand tu peux. »
Ça réduit la pression et améliore la qualité.
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Note
Quand tu changes de sujet, crée un nouveau message avec un titre.
Exemple :
Sujet : validation du visuel
On retrouve plus facilement l’info.
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Note
Si vous échangez 10 messages et que ça chauffe, change de canal.
Phrase modèle :
« On s’appelle 5 minutes pour clarifier ? »
La voix réduit les malentendus.
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Note
Un message incompréhensible ou illisible n’existe pas.
Objectif : rendre l’information facile à consommer pour tous.
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Note
Bon format :
- Titre clair
- Paragraphes courts
- Puces
Commence par l’essentiel.
Les gens comprennent mieux quand c’est respirable.
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Note
Si tu dois être technique, explique le mot en une ligne.
Règle : écris pour quelqu’un qui découvre le sujet.
Ça évite les malentendus.
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Note
Ne pas attendre une réponse immédiate hors horaires.
Si c’est urgent :
- Le dire explicitement
- Choisir un canal adapté
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Note
Certains sujets ne doivent pas être envoyés n’importe où : données personnelles, sujets sensibles, conflits.
Objectif : éviter les dégâts durables.
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Note
Exemples :
- Données personnelles
- Santé
- Rémunération
- Conflits
- Éléments juridiques
Règle : si tu n’aimerais pas que ça fuite, traite-le comme sensible.
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Note
Évite les canaux publics ou partagés inutilement.
Privilégie :
- échanges privés
- documents avec accès contrôlé
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Note
Plus il y a de détails, plus il y a de risques.
Règle : partager seulement ce qui est utile à l’action.
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Note
Même avec de bonnes intentions, on se trompe.
Réparer, ce n’est pas effacer :
- reconnaître l’impact
- clarifier
- reconstruire une base de sécurité
Objectif : stopper l’escalade et recoller les morceaux.
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Note
Quand ça dérape, l’objectif n°1 est d’arrêter d’ajouter du feu.
Avant de convaincre, il faut retrouver un minimum de calme.
Objectif : couper la spirale attaque-défense.
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Note
Phrase modèle :
« Je crois que mon message est passé de travers. On pause 30 secondes. »
Nommer le dérapage désamorce.
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Note
Phrase modèle :
« On continue en privé pour clarifier. »
Le public augmente la pression et la posture.
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Note
Même si tu te sens attaqué, répondre par une attaque double le problème.
Règle : d’abord clarifier, ensuite discuter le fond.
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Note
Une excuse utile répare parce qu’elle :
- reconnaît l’impact
- propose une amélioration
Une excuse inutile ressemble à une défense déguisée.
Objectif : s’excuser sans se justifier.
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Note
- Reconnaître ce qui s’est passé
- Reconnaître l’impact sur l’autre
- Dire ce que tu feras différemment
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Note
« Je suis désolé pour… (action précise). Je comprends que ça t’ait… (impact). La prochaine fois, je… (amélioration). »
Simple et crédible.
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Note
Évite :
- « mais… »
- « si tu l’as mal pris… »
- « c’était une blague »
Ces phrases annulent l’excuse et relancent le conflit.
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Note
Après un malentendu, les gens restent sur leurs gardes.
Clarifier, c’est reconstruire une compréhension commune.
Objectif : mettre par écrit une version simple et partagée.
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Note
Phrase modèle :
« Le sujet, c’est… (fait). L’objectif, c’est… (résultat). »
Ne parle pas des intentions : parle des faits.
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Note
Structure recommandée :
- Action
- Responsable
- Date
Ça remet le focus sur le concret et évite de replonger dans le reproche.
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Note
Phrase modèle :
« Est-ce que c’est bien ça pour toi ? Qu’est-ce que j’ai raté ? »
La validation évite un second malentendu.
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Note
Parfois, le vrai dommage est relationnel : confiance, sécurité, respect.
Objectif : redonner à l’autre la sensation d’être entendu et considéré.
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Note
Phrase modèle :
« Qu’est-ce qui t’aiderait à te sentir mieux là-dessus ? »
Ça montre que tu prends l’impact au sérieux.
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Note
Exemples :
- Refaire un point
- Reprendre une tâche
- Corriger un message public
Phrase modèle :
« Je peux corriger publiquement / refaire le point / reprendre X. Tu préfères quoi ? »
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Note
Tout ne se répare pas instantanément.
Phrase modèle :
« Je comprends si tu as besoin de temps. Je reste dispo quand tu veux. »
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Note
Une réparation complète inclut une leçon.
Objectif : transformer l’erreur en amélioration durable.
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Note
Avant d’envoyer, vérifier :
- But ?
- Contexte ?
- Demande ?
- Délai ?
- Canal ?
- Ton ?
30 secondesde check évitent30 minutesde dégâts. -
Note
Exemples :
- Point hebdo
- Doc de décision
- Règle de canal
Quand les règles sont partagées, les conflits diminuent.
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Note
Phrase modèle :
« Est-ce que ma façon de communiquer te convient ? Qu’est-ce que je peux améliorer ? »
Le feedback prévient les frustrations silencieuses.
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Note
Parfois, vous n’arrivez plus à vous entendre.
Une tierce personne peut aider à remettre un cadre et à traduire les besoins.
Objectif : résoudre sans détruire la relation.
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Note
Signaux typiques :
- Conflit qui se répète
- Agressivité
- Silence total
- Décisions bloquées
Si le travail n’avance plus, c’est un signal.
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Note
Exemples : manager, RH, médiateur, collègue respecté.
Le tiers fixe un cadre et s’assure que chacun est entendu.
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Note
- Un parle, l’autre écoute
- On décrit les faits et les besoins
- On termine par une action
Ces règles évitent de tourner en débat infini.
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